
ALGA : Efflorescences Algales dans le Léman face aux changements GlobAux
ALGA : Efflorescences Algales dans le Léman face aux changements GlobAux, financé par InterReg Franco-Suisse, 2024-2026, Responsable : S. Jacquet (INRAE), contributeur GEM : Thomas Bolognesi

Descriptif projet
Le projet ALGA (Efflorescences Algales dans le Léman face aux changements GlobAux) consiste à étudier comment les blooms algaux (c’est-à-dire la prolifération de microalgues incluant les cyanobactéries) peuvent impacter, dans un contexte de changement climatique, la qualité des eaux du Léman ainsi que les différents services qui en découlent comme l’approvisionnement en eau potable, la pêche (professionnelle et récréative) ou encore les activités de loisirs.
En plus de déterminer les facteurs de forçage identifiés comme responsables des proliférations algales au Léman, le projet ALGA permettra notamment de cartographier les réseaux réglementaires et d’acteurs qui contribuent à la gestion du lac. Grâce à ce projet, au-delà de la connaissance de ces manifestations, des protocoles pour l’évaluation et la gestion des risques ainsi que des outils d’aide à la décision opérationnels et adaptés à la situation locale du lac franco-suisse seront proposés. Ces outils devraient participer à l’amélioration de la gestion et de la gouvernance du plus grand lac naturel d’Europe occidentale ainsi qu’à la préservation des activités économiques liées.
Les objectifs du projet sont de :
- Comprendre comment les blooms algaux impacteront dans l’avenir la qualité des eaux du Léman et les différents services qui en découlent (approvisionnement en eau potable, pèche et activités récréatives) dans le contexte du changement climatique
- Proposer des outils d’aide à la décision, des protocoles pour l’évaluation des risques (exposition par l’eau potable, les loisirs ou la nourriture pour les humains et séparément pour les animaux comme les chiens) pleinement opérationnels, et adaptés à la situation locale du lac Franco-Suisse ainsi que les étapes à suivre pour une gestion appropriée des risques
Les membres de GEM assurent la tenue du workpackage 4 (WP4) portant sur la gouvernance de ces évènements, et contribuent au WP3 quantifiant les conséquences économiques. Le WP4 Gestion et Gouvernance du projet ALGA vise à identifier et caractériser les centres et instruments de gouvernance relatifs à la prolifération d’algues et de cyanobactéries dans le Léman. Ce faisant, le WP4 permet d’assister la prise de décision en mettant en lumière les lacunes de la gouvernance tout comme ses leviers dans une perspective de coopération, complémentarité et désajustements entre les centres et instruments de la gouvernance. Ainsi, le WP4 montre les leviers a priori efficaces selon la structure actuelle de gouvernance et ceux à développer pour favoriser la coordination dans le futur.
Le WP4 vise à :
- Cartographier les réseaux réglementaires et d’acteurs qui contribuent à la gestion du lac, d’une part, et à la gestion de drivers de paramètres physico-chimiques identifiés comme source de prolifération des algues
- Identifier et évaluer les mécanismes de gestion de crise permettant de faire face à des épisodes de prolifération d’algues
- Mesurer les relations et la nature de la coopération entre les acteurs pour apprécier la capacité à traiter le problème de prolifération des algues et la structure des coalitions d’acteurs sur ce thème
Équipe scientifique
- Responsable du projet : Stéphan Alga, Directeur de Recherche INRAE.
- Membre GEM contributeur : Thomas Bolognesi, Professeur associé d’économie, Equipe Energy and Environmental Management.
Partenaires
Le CARRTEL, chef de file français du projet ALGA, est une unité mixte de recherche française de l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (INRAE) et de l’Université Savoie Mont-Blanc (USMB). Les recherches menées au CARRTEL sont consacrées au fonctionnement des écosystèmes lacustres à différentes échelles spatiales et temporelles, et en utilisant des approches limnologiques et paléolimnologiques.
L’Université de Genève, chef de file suisse du projet ALGA, est l’université publique de la ville et du canton de Genève. Son département des sciences de l’environnement et de l’eau est un département multidisciplinaire orienté vers la recherche et l’enseignement en sciences naturelles de l’environnement.
ASL est une association franco-suisse, de référence scientifique, apolitique, à but non lucratif et reconnue d’utilité publique. Elle compte actuellement quelque 4’000 membres et bénévoles. Son bureau principal est situé à Genève. L’ASL a été créée en 1980 pour sauvegarder la qualité des eaux du bassin lémanique, à savoir celle des rivières et du Léman.
CentraleSupélec est un établissement public français à caractère scientifique, culturel et professionnel constitué sous la forme d’un grand établissement, relevant de la tutelle conjointe du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et du ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique.
La CIPEL est un organe intergouvernemental franco-suisse qui contribue depuis 1963 à la coordination de la politique de l’eau à l’échelle du bassin versant lémanique. Elle œuvre entre la France et la Suisse, et plus particulièrement sur les territoires des départements de l’Ain et de la Haute-Savoie ainsi que ceux des cantons de Vaud, du Valais et de Genève.
L’EAWAG est l’un des instituts les plus avancés au monde en matière de recherche, d’enseignement et de conseils d’experts dans le domaine des sciences et technologies de l’eau. Nous combinons la recherche fondamentale qui vise à réaliser des progrès majeurs dans les sciences de l’eau avec la recherche appliquée qui porte sur les besoins essentiels de la société. Les chercheurs de l’Eawag travaillent en étroite collaboration avec des professionnels.
L’EPFL est la plus cosmopolite des universités techniques européennes. Elle accueille des étudiants, professeurs et collaborateurs de plus de 120 nationalités. A vocation à la fois suisse et internationale, l’EPFL est centrée sur trois missions: l’enseignement, la recherche et l’innovation.
OCEau : La république et canton de Genève met à disposition une expertise diversifiée dans des domaines clés de recherche, favorisant ainsi une approche interdisciplinaire. Sa proximité avec des institutions de renommée mondiale, des entreprises innovantes et des organismes de recherche constitue un atout majeur.
L’OFEV est le service fédéral compétent en matière d’environnement pour la Suisse. L’OFEV veille à l’exploitation durable des ressources naturelles, à la protection de la population contre les dangers naturels et à la protection de l’environnement face aux atteintes excessives.
SCIMABIO Interface est un bureau de recherche, d’expertises et de conseils français pour la conservation de la biodiversité aquatique qui fait le lien entre le monde de la recherche et la gestion.
La direction générale du canton de Vaud est chargée d’assurer la mise en œuvre de la politique énergétique et climatique vaudoise, de la politique générale de protection de notre environnement, et de la politique de gestion et de préservation de nos ressources et de notre patrimoine naturel.
Le service de l’eau de la ville de Lausanne assure le captage, le traitement, le stockage et le pompage, la distribution, l’évacuation et l’épuration, la protection ou encore l’analyse de l’eau.
Le Laboratoire Eau, Environnement et Systèmes Urbains (Leesu) est un laboratoire de recherche français en sciences de l’environnement, spécialisé dans l’étude de l’eau et de sa gestion, en milieu urbain et péri-urbain. C’est un laboratoire commun de l’École des Ponts ParisTech et de l’Université Paris-Est Créteil.
