Anne-Lorene Vernay
Département
Management & Technology
Nationalité
France
Fonction
Associate Professor
Anne-Lorène Vernay holds a PhD in innovation studies from Delft University of Technology which she defended in 2013. In Septembre 2013 she joinded Grenoble Ecole de Management as a postdoc and since Septembre 2017 she is assistant professor in strategic management. Her research focuses on how firms in the energy sector develop innovative business models in response to the energy transition and on the role of business models in sustainability transition. She publishes in journal such as Environment and Planning A and Research Policy.
- Sustainable Development
- Social Sciences and Technology
Cours enseignés à Grenoble Ecole de Management :
- Management stratégique - Master - De 2013 à 2025
- Innovation - Master - De 2019 à 2021
- Stakeholder Engagement and Social Acceptance - Master - Depuis 2025
- Catalyzing Sustainability Transitions - Master - De 2019 à 2026
- Qualitative Data analysis - PhD - De 2023 à 2026
- Vernay A.-L., Sebi C., Moratal N., 2026.Shared Leadership Between Public and Private Leaders in Sustainable EcosystemsBusiness Strategy and the Environment: Online firstInnovations addressing societal and environmental challenges often emerge within sustainable ecosystems, where diverse actors coordinate their efforts. We argue that the emergence of such ecosystems requires a protected space—one that must be cocreated by both public and private actors. This paper explores how these actors collaboratively establish and sustain protected spaces to enable the emergence of sustainable ecosystems. Drawing on a qualitative analysis of two case studies, we examine how public and private leaders share leadership and cocreate these protective environments. Our findings reveal the mechanisms through which shared leadership is established and public and private leaders mutually empower one another to perform leadership functions. We propose a framework that explains how shared leadership can be structured to support the creation of protected spaces that are conducive to sustainable ecosystems. Furthermore, we show that the involvement of public actors in ecosystem leadership transforms the ecosystem into a political object, introducing new vulnerabilities. The paper concludes by discussing the implications of shared ecosystem leadership for both public and private leaders.
- Vernay A.-L., 2025.Penser son business model quand on a besoin d’obtenir l’acceptabilité socialeCafé Carnot Energies
- Sebi C., Vernay A.-L., 2025.Qu'est-ce que l'éco-anxiété ?Connaissance des Energies
- Vernay A.-L., 2025.Table ronde : Comment l’IA améliore la situation énergétiqueMinalogic Innovation Boost
- Vernay A.-L., 2025.Giverny de l'énergieCercle de GivernyComment décliner la transition énergétique dans les territoires ? La table ronde a mis en lumière l’importance du cadre institutionnel, de l’acceptabilité et du rôle des territoires dans la transition énergétique. Pierre-André Durand, préfet de Haute-Garonne et préfet de région Occitanie souligne les progrès accomplis : « En 10 ans, la production d'énergie renouvelable a progressé de 26 % et les GES ont baissé de 10 %. Aujourd’hui, près de 50 % de l’électricité consommée en région est d’origine ENR. » Si « le photovoltaïque progresse bien », l’éolien reste plus difficile. Selon lui, d’ici 2036-2037, nous serons conduits à renforcer nos moyens de production. Olga Givernet, députée et ancienne ministre déléguée chargée de l'Énergie, regrette cependant : « Je suis attristée de voir que l’on est toujours dans cette attente de PPE. » Elle insiste sur la nécessité de sortir des fossiles et de consommer l’énergie « sur le sol français, pour la transition dans les transports » et rappelle aussi la responsabilité ministérielle : « Que fait-on quand on est ministre ? Il faut vérifier qu’il n’y a plus de point bloquant et que l’acceptabilité a été faite en amont. » Selon Anne-Lorène Vernay, Head of the Energy and Environmental Research Team à Grenoble Ecole de Management, on constate « une montée en puissance de la désinformation ». Le financement et la problématique d’acceptabilité sociale bloquent de nombreux projets, tandis qu’« aux Pays-Bas, c’est devenu un must have de pouvoir démontrer la provenance de l’énergie verte ». Elle évoque le système français bas carbone en parlant de « nucléocratie », qui crée, selon elle, une « désappropriation des énergies renouvelables », et préconise « d’ouvrir la gouvernance des projets aux mairies ». Le député Raphaël Schellenberger rappelle que « la décentralisation est d’une certaine façon la parcellisation des actions de l’État ». Si les élus jouent un rôle clé dans l’acceptabilité, il conteste leur rôle direct dans la production. Pour lui, la France a bâti un modèle de transition « non pas contre le carbone, mais contre le système », alors que « le vrai problème n’est pas le système, mais la consommation carbone ». Enfin, William Arkwright, porte-parole d'Engie, estime que la transition énergétique n’avance plus, pointant un ralentissement critique de l'éolien terrestre : « Une éolienne, c'est 10 000 euros par an de fiscalité pour la commune ». Il insiste sur l'effet levier de ces projets pour les finances publiques : « 1 euro de subventions publiques, c'est 6 euros d'investissements privés ». Il rappelle que 84 % des Français sont favorables ou plutôt favorables aux ENR (étude IFOP menée par Engie interrogeant 12 000 français) mais regrette par ailleurs que le débat français soit trop restreint : « On ne parle que d'électricité », alors que celle-ci ne représente qu'un quart de l'énergie en France, et « on ne parle que de production ». Pour lui, « la production, c'est un hémisphère. L'autre, c'est la consommation » qu'il est impératif de rendre intelligente. Il conclut en affirmant que « la transition énergétique corrige des problématiques socio-spatiales béantes qui font mal ; elle est une chance économique qui ruisselle pour les territoires et pour la ruralité la plus précaire ».
- Sebi C., Vernay A.-L., Schleich J., Fanghella V., Bally F., Gariel C., Mendez Leon E., Canfora B., Bolognesi T., 2025.L’acceptabilité sociale des énergies renouvelables nécessite d’avoir confiance dans les institutionsLe Monde: 22
- Lafaille J., Vernay A.-L., 2025.Opening the hood: a critical assessment of European renewable hydrogen trucking policiesClimate Policy: online first
- Mendez Leon E., Vernay A.-L., Sebi C., 2025.Designing Business Model for Social AcceptanceXXXIVème Confernce anuelle de l'AIMS, AIMS, Lille, France
- Vernay A.-L., Arroyo F., Wieczorek P., ASTIER A., Barral M.-A., Bourreau A.-T., Bouvard C., CHARBONNIAUD N., Chesnais S., Collin R., De Decker A., Debusschere V., Dominguez E., Excoffier D., Flatresse P., Frisch R., Gallée D., Gastaldo M., Gillot T., 2025.Intelligence artificielle et défi énergétique : enjeux et solutionsMinalogicMinalogic publie un nouveau livre blanc, fruit du travail d’un think tank ayant réuni une quarantaine de contributeurs adhérents du pôle. Chercheurs, industriels et innovateurs d’Auvergne-Rhône-Alpes ont uni leurs expertises pour proposer des solutions concrètes et positionner la région comme un territoire leader de l’IA responsable, en France et en Europe. Leur message est clair : l’IA peut devenir un levier de décarbonation… en plaçant la sobriété et l’éco-conception au cœur de son développement. Entre promesse technologique et empreinte carbone L’IA est à la fois source et solution des problématiques environnementales. Son développement fulgurant, en particulier celui de l’IA générative, a des impacts considérables : forte consommation énergétique, pression croissante sur l’eau pour refroidir les datacenters, dépendance aux métaux rares. L’entraînement de modèles comme Llama 2 peut atteindre une consommation d’1 GWh, tandis que ChatGPT consomme chaque jour l’équivalent en électricité de 44 000 foyers français. À l’inverse, les IA spécialisées affichent un rapport bénéfice/énergie bien plus favorable, par exemple pour anticiper une panne ou optimiser un réseau électrique. Avec des datacenters qui pourraient représenter jusqu’à 9 % de la demande électrique américaine d’ici 2030, la question de la soutenabilité devient critique. Réorienter l’IA vers les usages à impact positif Pourtant, l’IA peut aussi devenir un levier de décarbonation : pilotage intelligent des bâtiments, optimisation du transport, intégration des énergies renouvelables, économie circulaire. Le message du livre blanc est clair : il faut passer d’une logique de « toujours plus » de puissance de calcul à une démarche d’IA frugale, éco-conçue et orientée vers les usages à fort impact environnemental. Mesurer précisément l’empreinte réelle de l’IA, définir un « ROI environnemental », réguler les usages et intégrer l’éco-conception dès la R&D : ce sont les clés pour faire de l’IA un véritable allié de la transition. Passer de la course à la puissance à la course à l’impact Les entreprises, les chercheurs et les décideurs publics doivent travailler ensemble pour encourager les cas d’usage à bénéfice net, tout en freinant les excès énergétiques. Il faut aussi éduquer les utilisateurs pour éviter les effets rebond. L’Europe a une carte à jouer : privilégier une stratégie d’IA sobre, spécialisée et responsable, plutôt que de se lancer dans une course aux modèles géants dominée par les GAFAM. Bien utilisée, l’IA peut devenir un levier puissant de décarbonation, au lieu d’être un fardeau pour la planète.
- Wang T., Bojovic N., Revet K., Vernay A.-L., 2025.Orange is the New Green: Emotions, Competition, and Energy Transition in Dutch Retail Electricity Market (2001-2021)Academy of Management Conference, Academy of Management Conference, Copenhagen, Denmark
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