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Pourquoi participer aux jurys de Grenoble Ecole de Management ?

participer aux jurys de Grenoble Ecole de Management
Publié le
21 Mai 2018

Les jurys d'entrée et de sortie de Grenoble Ecole de Management constituent un moment privilégié dans la vie de l'école et des entreprises. Qu'est-ce qui incite les entreprises à consacrer du temps à l'écoute, à l'évaluation et à la sélection des candidats ? Eléments de réponse avec Nathalie Fuchs, ingénieure de formation, et project executive chez IBM France, à Grenoble.

Nathalie Fuchs cumule 40 ans d’expérience chez IBM France, en charge de la gestion financière de contrats d’externalisation de services, et 20 ans de participation aux jurys de Grenoble Ecole de Management (GEM). Elle a également dispensé pendant quelques années des cours de management de projets au sein de l’école.

Très mobilisée, Nathalie Fuchs est présente trois jours par an à Grenoble Ecole de Management, et rencontre huit candidats chaque jour pour les jurys d’entrée et de sortie. Premier élément de motivation, « L’implication des entreprises dans les écoles est fondamental. La présence combinée des collaborateurs d’entreprises et d’enseignants de GEM apporte un regard croisé et une valeur ajoutée à la sélection, que ce soit aux oraux d’entrée et de sortie de cursus, ou bien encore lors de la présentation de projets intermédiaires au cours de l’année, » explique-t-elle.

Des profils en constante évolution

Pour les entreprises, contribuer est un enjeu fort, à plusieurs titres.
« Voir évoluer les profils et les jeunes, tout au long de leur cursus – de l’entrée à la sortie – à l’issue de 2 ans (pour l’accès Passerelle) 3, 4 ou 5 années d’études est particulièrement intéressant. L’on observe des phénomènes de générations (générations X, Y, Z), et la maturation des candidats, de leurs aspirations, comme de leurs connaissances. Aux examens d’entrée, les entretiens Passerelle notamment, donnent à voir aux entreprises des gens souvent plus mûrs, aux profils plus variés, moins standardisés qu’au sortir des Prépa. L’intérêt est réel. Je me souviens encore d’un candidat, brillant, qui avait même commencé le Petit séminaire ! D’autres ont déjà travaillé et souhaitent valoriser leur parcours professionnel. Pour certains, il est remarquable de constater l’effort et le niveau d’implication, » se souvient Nathalie Fuchs.

Le maître-mot : la bienveillance

De l’intérêt des différences culturelles

« Aux examens de sortie, le grand intérêt porte sur les différences culturelles des candidats, aux profils internationaux. Cette pluralité des origines produit des approches très différentes des problématiques présentées en entretien, » relève Nathalie Fuchs. En effet, une thématique précise est donnée aux candidats, six semaines avant la soutenance orale. Il leur est alors demandé une présentation avec PowerPoint de 25 minutes, à laquelle s’ajoute un échange informel de 20 minutes.

« Ce qui est analysé-là, c’est la capacité du candidat à s’approprier le sujet, le comprendre dans sa globalité, l’analyser et le soutenir. L’évaluation de son degré d’implication, de sa capacité de réflexion et de structuration de sa pensée dans la conduite de la présentation, est essentielle. La posture et la position adoptées sont libres ! »

Le maître-mot : la bienveillance

Lors des évaluations, le maître-mot reste la bienveillance. « Les entreprises sont là pour apporter un feedback positif au candidat. L’idée est bien de l’aider à avancer, » souligne-t-elle. Aux jurys d’entrée notamment, lors des échanges à bâton rompu avec le jeune candidat, l’idée est de mesurer son honnêteté (l’adéquation du cursus visé avec son projet professionnel), sa crédibilité et sa capacité d’intégration à GEM… tout autant que sa propension à apporter un supplément d’âme à l’école.

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