Quelques bonnes raisons d’apprendre la stratégie d’entreprise en BD

Grenoble Ecole de Management a lancé, en partenariat avec l’IRT grenoblois Nanoelec et Glénat Concept, une collection appelée « management en BD ». Au travers d’une histoire racontée sur neuf pages, les collaborateurs réfléchissent aux fondamentaux de la stratégie d’entreprise. Voici cinq bonnes raisons d’adopter la méthode.


L’utilisation de la bande dessinée a fait ses preuves et la formule est désormais proposée par Grenoble Ecole de Management. Scénarisé par Séverine Le Loarne, professeur à Grenoble Ecole de Management et illustré par Roger Brunel, le premier volume « Stratégie au pays Nanolie » raconte trois scènes de la vie de la société« Nanolie » de manière humoristique. L’objectif : former les participants à la stratégie d’entreprise dans les nanotechnologies. Conçu comme un support de réflexion cette première édition a été pré-testée auprès de 13 middle managers du groupe STMicroelectronics. Et les résultats sont flagrants.

CAPTER L’ATTENTION

L’utilisation de la BD créé la surprise et attise la curiosité. La formule semble être ludique… aux premiers abords seulement. Car elle capte l’attention de l’audience qui cesse toute activité pour se concentrer sur le nouvel objet « Bande dessinée ». « Elle facilite donc la fameuse « inclusion » nécessaire à tout début de séance de travail », souligne Séverine Le Loarne.  

COLLER À LA RÉALITÉ

Un cas pédagogique comprend la réponse à la problématique posée. « Les apprenants doivent chercher cette réponse dans les documents qui leurs sont remis. Or, dans la réalité, la solution n’est pas donnée », souligne Séverine Le Loarne. Ici, la BD n’est pas une simple histoire que l’on raconte, elle représente un support de réflexion où les réponses sont cachées et distillées partout, dans une bulle, le geste d’un personnage, une situation, etc…Tout y est information. Encore faut-il la chercher, la trouver, la reconnaître, puis l’interpréter. Ce qui permet de s’entrainer à un savoir-faire indispensable au management stratégique.

UTILISER L’INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE

L’exercice a le mérite de faire appel au savoir être des participants et là leur intelligence émotionnelle, deux notions de plus en plus recherchées par les entreprises. Il ne suffit pas de s’appuyer sur ses connaissances acquises et sur une réflexion rationnelle. « Ce qui est à discuter n’est pas tant l’histoire du cas mais l’interprétation que l’on peut en avoir : que pense réellement le middle manager dans cette histoire ? L’information qu’il donne est-elle la bonne ? Comme au cinéma, la Bande dessinée offre matière à extrapolation, à interprétation… », insiste Séverine Le Loarne.

FACILITER LA MÉMORISATION

Avec un cours traditionnel ou une étude de cas, on se souvient plus souvent de l’exemple que de la théorie. Avec la BD, les opportunités de mémorisation sont multipliées : les individus se souviennent de l’exemple en BD mais d’une image, d’une bulle… et l’associent durablement à l’outil, à la démarche à retenir.
Prochaine étape : deux BD sur le management de l’innovation et sur dans les nanotechnologies.