L'alternance : ce qu'il faut savoir

En 2015, 570 étudiants de Grenoble Ecole de Management ont été recrutés en alternance au sein d’une entreprise, TPE/PME ou grands groupes. Quelles sont les modalités d’embauche d’un étudiant alternant et les principales recommandations ?


Depuis 1994, Grenoble Ecole de Management est engagée dans l’alternance, portée par une conviction : la valeur ajoutée de l’étudiant alternant, en termes d’employabilité, fait la différence sur le marché du travail. Côté employeur, l’alternant recruté dans l’enseignement supérieur notamment, permet à l’entreprise recruteuse de bénéficier de profils pointus à un coût pondéré, sur des missions d’envergure, d’une durée de 6 à 24 mois.

Ainsi, l’alternance à GEM concerne autant le programme Grande école (2ème et 3ème années), les mastères spécialisés que l’EMSI, avec des formations, inscrites au Registre National des Certifications Professionnelles à niveau BAC + 5.

Quels contrats ?

Que ce soit le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation, tous deux sont des contrats de travail, signés par l’étudiant alternant, l’entreprise recruteuse et l’organisme de formation. Ce contrat à temps plein intègre du temps de formation sur le temps de travail.

« L’étudiant alternant endosse ainsi le statut de salarié alternant, avec les mêmes droits et obligations que tout salarié de l’entreprise », souligne Françoise Dobler, responsable du développement de l’alternance à Grenoble Ecole de Management.

Le point commun aux deux contrats ? La prise en charge des frais de scolarité incombe à l’entreprise. A titre d’exemple : il faudra compter environ 11 000 € pour le recrutement d’un étudiant ESC ; de 14 500 € à 14 700 €  pour un étudiant de mastère spécialisé et 9 500 € pour un manager des systèmes d’information.

Quels financements ?

Selon les contrats – d’apprentissage ou de professionnalisation –, les enjeux financiers pour l’entreprise recruteuse seront différents. (Voir les tableaux récapitulatifs joints.) « Le contrat d’apprentissage est financé par la taxe d’apprentissage, versée par l’entreprise.

Dans ce cas, seul le salaire de l’alternant (78 % du smic pour un jeune de moins de 25 ans) reste à charge de l’entreprise. Mais ce cas de figure est très minoritaire. En effet, le nombre de places allouées au contrat d’apprentissage incombe à la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Actuellement, à GEM, 113 places (sur un total de 570 étudiants alternants), sont disponibles en 3ème année du programme Grande Ecole.

Le contrat de professionnalisation, quant à lui, vient compléter le dispositif de l’alternance. Ici, ce sont les OPCA (organismes paritaires collecteurs agréés), qui participent aux frais de formation. Une participation, qui se positionne en moyenne à hauteur de 9,15 €/heure de formation. « Dans ce cas, c’est l’entreprise qui finance l’essentiel de la formation », note Françoise Dobler.

3 points clés pour poser les jalons de l’alternance

  • Définir un vrai besoin, et détenir une vision très claire de la mission qui est confiée à l’alternant. L’objectif doit être lisible par toutes les parties prenantes – l’étudiant, l’entreprise et l’organisme de formation.
  • Avoir conscience de la disponibilité requise pour accompagner un  jeune dans son  parcours d’apprentissage. « Du temps régulier doit être consacré doit être consacré au bilan des acquis et des points d’amélioration. « C’est un gage de qualité de l’alternance. C’est aussi la raison d’être de l’indemnité d’aide à la fonction tutorale, versée par l’OPCA », note Françoise Dobler.
  • L’organisme de formation doit valider le contenu de la mission d’alternance pour son adéquation avec la formation dispensée. C’est un atout-clé de la réussite du projet.
Contacts
Françoise Dobler