Grenoble Ecole de Management mise sur les alliances

JEan-François Fiorina, GEMEntretien avec Jean-François Fiorina, directeur-adjoint de Grenoble Ecole de Management


A l’inverse de beaucoup d’écoles de management vous n’étudiez pas de projet de fusion. N’est-ce pas passer à côté des priorités du moment ?

Les priorités du moment sont la mondialisation de l’enseignement supérieur et la montée de la concurrence internationale entre écoles. On peut y répondre par des opérations de fusion, mais ce n’est ni la seule solution ; ni la recette-miracle : par le passé, il y a eu des réussites (ESCP et EAP, Negocia et Advancia à la CCI de Paris) mais aussi des opérations avortées.

La fusion est quand même le meilleur moyen de monter rapidement en taille…

Oui, au prix d’énormes lourdeurs administratives qui plombent l’esprit entrepreneurial et de coûts de communication cachés : il faut faire de la pédagogie, rapprocher les équipes, harmoniser les approches…

Des écoles qui ont fusionné par le passé ont reconnu qu’elles y avaient laissé une énergie phénoménale. Alors où est la création de valeur ? Surtout quand on constate que les établissements qui nous précèdent dans les classements internationaux ne sont pas le produit de fusions.

Vous avez choisi de miser sur des « alliances ». C’est-à-dire ?

Nous contractons avec différents partenaires, pour un projet ponctuel, une création de marque ou d’activité commune, voire un projet stratégique.
A ce jour, nous comptons cinq partenaires stratégiques : le projet grenoblois GIANT, l’Ecole supérieure du commerce et des affaires (ESCA) à Casablanca, le Strate College Designers, Grenoble INP et Télécom Bretagne (Institut Mines Telecom). C’est avec eux que nous étudions en première instance tout nouveau projet.

Pas d’autre alliance stratégique en perspective ?

Pas à court terme, c’est certain.