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Conférence géopolitique - Paris : Après l’élection de Trump : Les Etats-Unis dans le monde

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Du
11 jan 2017.
De : 18:00
Au
11 jan 2017.
A : 20:00

Grenoble Ecole de Management / Paris
64/70 rue du Ranelagh
75016 - Paris

A quelques jours de l’entrée de Donald Trump à la Maison Blanche, cette nouvelle conférence co-organisée par Grenoble Ecole de Management et le Diploweb vous propose de mettre en perspective les relations complexes que les Etats-Unis entretiennent avec le monde. Bénéficiez de l’éclairage informé du Professeur des Universités Frédéric Charillon et de Célia Belin, Chargée de mission au ministère des Affaires étrangères.

Le rapport au monde d’un pays est-il d’abord le résultat d’un processus domestique qui verrait des acteurs internes imposer leurs préférences sur l’action extérieure ?

Est-il plutôt le fruit d’une gestion contrainte du système international qui imposerait son carcan et ses règles ? Est-il l’interaction entre ces deux dynamiques, l’une interne et l’autre externe, c'est-à-dire une rencontre entre des volontés politiques nationales et un contexte international donné ?

La principale contrainte dans l’élaboration d’un rapport au monde vient surtout du fait qu’une relation se construit à plusieurs. Il ne suffit pas à un président américain de tendre la main pour que celle-ci soit saisie, ni de se fermer au monde pour que le monde disparaisse.

Cette interaction se construit en trois temps.

  • Elle dépend d’abord des déterminants internes : l’état d’une société, de ses clivages, de son débat politique, sa situation économique, constituent donc un premier ensemble de paramètres.
     
  • Elle dépend ensuite du contexte international et des nombreux défis qu’il présente au quotidien. Les leviers permettant d’agir sur lui sont encore plus incertains, puisqu’il s’agit de gérer des décisions prises par d’autres ou de réagir à des événements pour la plupart imprévus.
     
  • Enfin, l’interaction dépendra de la stratégie développée pour répondre à ces défis compte tenu de ses paramètres internes. Qu’on appelle cette stratégie politique étrangère, soft power, diplomatie globale ou grande stratégie, il s’agit de savoir et de faire savoir ce que l’on souhaite représenter dans le monde à long terme, pour défendre quels intérêts, au nom de quelles idées, bien au-delà de la gestion réactive et immédiate des crises.

Dans cette problématique, les Etats-Unis ne sont pas un pays comme les autres. Deux éléments en font un cas à part. Leurs ressources considérables, d’abord, économique, militaires, culturelles… leur confère une puissance structurelle inédite. Ces ressources leur autorisent ensuite une vocation universaliste : contrairement à la plupart des puissances du monde qui consacrent leurs priorités de politique étrangère à deux ou trois régions importantes pour elles, les Etats-Unis ont comme priorité l’ensemble du système international.

On mesure mieux, au rappel de ces éléments, le choc que constitue l’arrivée à la Maison Blanche d’un homme qui, au moins dans sa campagne, en a appelé à un certain retrait de l’Amérique dans le monde, a malmené (pour dire le moins) un certain nombre de pays ou de cultures, a joué pour emporter sur les divisions d’une société américaine pourtant symbole du melting pot. S’il est vraisemblable que son action ne reprendra pas ce qui lui tenait lieu de programme, il est indéniable que son élection même changera pour un temps le rapport de l’Amérique au monde.

Les conférenciers

Frédéric Charillon : Professeur des Universités en science politique à l’Université d’Auvergne. Il enseigne également à Sciences Po, l’ENA, Paris 2, ainsi que dans plusieurs universités étrangères.


Célia Belin : « Docteur en science politique et chercheure associée au Centre Thucydide de l’université Panthéon-Assas (Paris II)

Contacts
Isabelle Sauret

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