Toutes les actualités
20 sep 2013

Future Learnings : Où l’on apprend que l’on n’apprendra plus jamais comme avant

Internet facilite et démultiplie le transfert de connaissances. La technologie transforme le rapport au savoir et rebat les cartes du paradigme éducatif… Comment va évoluer l’apprentissage ? Voici, les conclusions du 1er TEDxIsèreRiver sur les « future learnings ».

Les supports changent et facilitent l’accès au savoir …. 

Les Serious Games sont d’excellents leviers d’acquisition et de transmission de savoir, explique Hélène Michel, qui fait travailler ses étudiants en management sur la gamification depuis quelques années. 
Le projet SANKORÉ, créé par François Bocquet, a modernisé les écoles d’Afrique de l’Ouest avec des moyens techniques peu onéreux : vidéoprojecteur, ordinateur premier prix, tablette PC… Grâce à ces nouveaux outils, les professeurs peuvent transmettre plus et plus facilement à leurs élèves.

... et Internet exacerbe la coopération

L’apprentissage et la création sont formidablement favorisés par la coopération, rendue possible par Internet :

« None of us is as smart as all of us », a affirmé François Taddei :la coopération permise par Internet décloisonne les savoirs et facilite la recherche scientifique.
Les étudiants du campus grenoblois diffusent leurs savoirs, grâce au Réseau d’Echange Réciproque des Savoirs, une plateforme Internet de l’association SEVE et créée par Vincent Martin.
« Grâce aux FabLab, ateliers ouverts à tous, chacun peut construire à peu près tout grâce à des machines et du savoir partagés », explique « Jean-Michel Molenaar, Manager de la Casemate, le FabLab de Grenoble 
« Avec les ressources que l’on trouve sur Internet, il est facile et même essentiel de faire levier sur son inexpérience : il suffit de suivre ce qu’il appelle la Quête Publique d’Apprentissage : Identifier ce que on ne sait pas, apprendre des autres, rencontrer des experts, publier ce que on a appris. » raconte Thibaut Clément, entrepreneur.

Dans ce nouveau monde où le savoir est facilement accessible, l’important est d’acquérir tôt confiance en soi et en ses capacités d’apprentissage

 

Carol Bausor, Dominique Steiler et Olivier Thomas partagent cette conviction : le principal frein à l’apprentissage est le doute à pouvoir le faire, associé à d’autres idées paralysantes. Il faut déconstruire ces blocages, afin d’être libre d’apprendre sereinement. Ainsi Carol Bausor affirme que les français ne sont nuls en anglais que parce qu’ils sont convaincus qu’ils le sont ! Dominique Steiler défend le concept de Mindfulness, et invite à prendre pleine conscience des forces et faiblesses humaines pour faciliter la vie personnelle et professionnelle. Olivier Thomas insiste sur le fait que nous pouvons apprendre à apprendre, et propose un programme en cinq étapes pour savoir penser, qui intègre notamment l’explication des schémas d’apprentissage de « bons élèves ».
Thibaud Clément et Navi Radjou vont plus loin : ils valorisent l’inexpérience. Navi Radjou enjoint même à apprendre à désapprendre. « Dans le monde actuel, nous serons tous amenés à changer plusieurs fois de vies. Il paraît essentiel de développer une compétence clé : la flexibilité, qui permet à chaque étape d’adapter les savoirs aux nouvelles situations » poursuit-il.

Les leçons pour l’école de demain

S’appuyer sur les connaissances des processus cognitifs pour construire les apprentissages
Une évolution souhaitable de l’école maternelle actuelle est présentée par Céline Alvarez, fondée sur l’algorithme d’apprentissage des enfants, tel que démontré par la science (les 4 piliers de l’apprentissage sont : l’attention, l’engagement actif, le retour d’information, et la consolidation). Elle a expérimenté dans sa classe à Gennevilliers une méthode respectueuse de ces quatre principes, et les résultats sont époustouflants tant au niveau de l’acquisition des compétences cognitives que non cognitives (confiance en soi, empathie, capacité de coopérer - plus de précisions sur : http://lamaternelledesenfants.wordpress.com/).

Valoriser des profils variés

L’école ne valorise aujourd’hui que certaines compétences et laisse ainsi sur le bord de la route 100 000 jeunes par an. C’est ce sur quoi Mathieu Genty a mis le doigt. Il propose de créer une école de l’entrepreneuriat pour aider ces autodidactes à trouver leurs voies, et s’insérer ainsi dans la société.

Pour plus d’informations sur les intervenants : http://www.tedxisereriver.com/#!intervenant/cngp