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07 avr 2015

Enquête : Regain d'optimisme des responsables financiers sur le climat des affaires

Perception du climat des affaires, taux d'intérêt, politique de la BCE, prix du pétrole, investissements, fusions/acquisitions… Autant de sujets passés au crible par l'enquête éditée par la Duke University et Grenoble Ecole de Management et qui interroge chaque trimestre les responsables financiers du monde entier. Voici les principaux résultats pour ce trimestre.

« La France était la principale absente de cette enquête réalisée par la Duke University dans plus de 40 pays et ce depuis 18 ans. Grenoble Ecole de Management a été chargée de piloter sa réalisation pour la France, en partenariat avec l’Association Nationale des Directeurs Financiers et de Contrôle de Gestion  » explique Philippe Dupuy, coordinateur du baromètre et enseignant-chercheur à Grenoble Ecole de Management.

Parmi les principaux enseignements

  • Les responsables financiers sont optimistes sur le climat des affaires

En France, le regain d’optimisme est l’un des plus forts constatés dans l’enquête. En effet, il se situe dans la moyenne des pays européens avec une confiance située à 55,4 (sur une échelle de 0 à 100) alors qu’au trimestre dernier, elle était de seulement 42, à peine plus élevée que la Grèce (qui enregistrait 41,3) ou au Portugal (40,8).
Aux Etats-Unis, l’indicateur atteint 65 sur une échelle de 0 à 100, score le plus élevé enregistré depuis 2007 et le début du dernier ralentissement économique.
En Allemagne, le taux de confiance a en revanche légèrement baissé même s’il reste très élevé (73,8).

  • Une confiance encore plus élevée dans les secteurs des medias/telecom et de la santé mais moindre dans le secteur de la construction
  • Le climat économique est perçu par les praticiens français comme étant encore plus favorable au niveau de leur propre entreprise (66,6 sur une échelle de 0 à 100). Une perception supérieure au niveau européen (65,6)
  • Taux d’intérêt bas : le coût de l’emprunt n’est plus considéré comme un risque par les DAF
  • Politique de la Banque Centrale Européenne sur les rachats de titres : 23% des répondants européens estiment que cette politique aura un impact positif sur l’économie et la croissance alors que pour 58% elle n’aura pas d’impact suffisant pour recréer de l’inflation et diminuer la pression à la baisse sur les prix de vente.
  • 93% des responsables financiers français souhaiteraient plutôt voir des réformes structurelles, notamment sur le marché de l’emploi.
  • Fusions/Acquisitions : dans le contexte de taux d’intérêt bas et de reprise de la croissance, 23% des entreprises françaises envisagent d’effectuer une acquisition dans les 12 mois à venir.
  • Prix du pétrole : en Europe la baisse du prix du pétrole est vue comme positive. La France et le Royaume Uni, pays spécialisés dans le tertiaire, en ressentent moins les effets.
  • Devises : de façon surprenante 50% des sondés français considèrent défavorable l’ajustement récent des devises (Euro /Franc Suisse) pour la compétitivité aux exportateurs européens, contre 44,5% favorables
  • Impact des décisions des entreprises : si les dépenses d’investissement sont attendues à la hausse en Europe (+6.2%), elles ressortent à la baisse en France
    (-6.5%).
Contacts
Philippe Dupuy