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27 jan 2015

Comment les responsables financiers perçoivent le climat des affaires français

Interroger des responsables financiers sur leur perception du climat des affaires, tel est l’objectif de l’enquête internationale éditée chaque trimestre par la Duke University. Elle vient d’être pilotée par Grenoble Ecole de Management pour la première fois en France. Voici les principaux résultats.

« La France était la principale absente de cette enquête réalisée par la Duke University dans plus de 40 pays et ce depuis 18 ans. Avec des résultats communiqués par pays et régulièrement commentés par la presse internationale, ce baromètre est devenu un outil incontournable pour les décideurs. Grenoble Ecole de Management a été chargée de piloter sa réalisation pour la France » explique Philippe Dupuy, coordinateur du baromètre et enseignant-chercheur à Grenoble Ecole de Management.

Parmi les principaux enseignements :

  • Le climat des affaires en France est sans surprise considéré comme plutôt défavorable par les répondants de l’enquête (42 sur une échelle de 1 à 100), à peine plus élevé qu’en Grèce (41,3) ou au Portugal (40,8) et très en deçà de l’Allemagne (72,5).
  • Le climat est en revanche perçu comme bien plus favorable au niveau de leur propre entreprise par les praticiens français (61,6 sur une échelle de 1 à 100). Une perception en ligne avec le niveau européen (61,5),
  • Plus que partout ailleurs, les responsables financiers français perçoivent des risques importants posés par l’accès au capital, le risque de change, la sécurité des données etc…
  • Le recrutement de collaborateurs et notamment de jeunes collaborateurs semble poser question, ceux-ci étant perçus comme plus individualistes et moins loyaux à l’entreprise que leurs ainés.

Enfin, nos répondants pointent les difficultés que peuvent également rencontrer les entreprises pour le recrutement au sein de la direction et notamment de femmes dans les conseils d’administration.

« L’écart marqué entre la perception de l’activité de l’entreprise et du pays est un résultat qui doit nous interroger. Dans la plupart des pays, cet écart n’est pas significatif. Les raisons sont certainement à trouver dans les résultats sur le recrutement où l’on constate une certaine défiance à l’égard de la génération y et de son implication dans l’entreprise ainsi qu’une grande difficulté à recruter au plus haut niveau des administrateurs expérimenter »  commente Philippe Dupuy.

Retrouver l’intégralité des résultats

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Philippe Dupuy