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15 sep 2014

Baromètre GEM /IFOP 3e édition Innovation : premier niveau de maturité validé

Le dernier baromètre de l'innovation réalisé par GEM /IFOP dévoile des résultats qui confortent les tendances détectées l'an dernier : l'innovation fait son chemin des étapes amont de sensibilisation et de génération d'idées vers les phases d'entrée sur les marchés et ensuite de croissance. La place accordée à l'innovation dans les entreprises est stabilisée comme les ressources qui lui sont consacrées. Maturité oblige, l'environnement externe est jugé par les dirigeants d'entreprise de plus en plus favorable à leur stratégie d'innovation. Explications.

Pour la 3e édition du baromètre de l’innovation Grenoble Ecole de Management / Ifop, 402 dirigeants de structures de l’industrie, du BTP et des services de plus de 10 salariés ont été interrogés, selon la même méthodologie que les années précédentes, afin de permettre une stricte comparabilité des résultats.

Les résultats 2013 avaient démontré :

  • La place accordée à l’innovation dans les entreprises était toujours derrière la productivité et la qualité mais en hausse,
  • L’impact de l’environnement externe à l’entreprise pour innover était jugé pour 41% des interrogés comme favorable,
  • 81% des entreprises allouent des moyens spécifiques à l’innovation,
  • 84% des dirigeants interrogés pensent que l’innovation contribue la compétitivité de leur entreprise,
  • Pour seulement 43 % des entreprises, il est nécessaire de recruter ou développer des compétences managériales spécifiques pour favoriser l’innovation.

Cette année encore les résultats sont riches d’enseignements. A noter que pour cette édition un zoom particulier a été réalisé sur l’intérêt des entreprises pour les opportunités liées au développement des Smart Cities.

Zoom sur les principaux résultats 2014

 1. La place de l’innovation dans l’entreprise

  • Au global, avec une note de 6,6 sur 10, la place accordée à l’innovation est nettement inférieure à celles de la productivité (7,9 sur 10), de la réactivité (8,3) et plus encore de la qualité (8,6). Cette moyenne est en léger recul par rapport à 2013, où elle s’établissait à 6,8. Cette position est le signe que l’innovation est un moyen au service des indicateurs clé de qualité, productivité et de réactivité (en ce qui concerne ce dernier facteur, les critiques sont de plus en plus nombreuses).
  • Alors que les ressources consacrées à l’innovation tendent à baisser (cf.§2), ils sont 54 % des chefs d’entreprise interrogés à penser que l’impact de l’environnement externe est favorable à leur stratégie d’innovation (En 2013, ils étaient seulement 41 %). Effet d’apprentissage mutuel entre les acteurs de l’environnement et les entreprises.

A noter que 26 % (+ 1 point qu’en 2013) d’entre eux pensent favorable l’environnement politique, règlementaire et fiscal alors qu’ils sont 77 % (- 5 points qu’en 2013) à trouver leur environnement d’affaire favorable.

2. Le processus interne en matière d’innovation

  • Cette année, 76 % des entreprises allouent des moyens spécifiques à l’innovation (- 5 points en un an). Dans le détail : produits et services 55 %, processus et outils de management 55 %, découverte de nouveaux besoins ou marchés (47 %), diffusion rapide de l’innovation sur les marchés de masse établis (29 %)…
  • 30 % des chefs d’entreprise interrogés ne consacrent aucune part fixe de leur chiffre d’affaires à l’innovation, ce score atteignant 36 % dans les services aux particuliers et 39 % dans les structures de 10 à 19 salariés. En moyenne, 5,3% du montant des ventes sont attribués à la recherche et au développement, un chiffre en recul de 1,2 point en un an.
  • 2/3 des dirigeants jugent satisfaisant le taux de transformation des idées en innovations au cours des 18 derniers mois.

3. Les résultats, l’impact et la performance de la politique en matière d’innovation

  • 76 % des chefs d’entreprise jugent que l’innovation a un impact significatif sur la croissance et le développement de leur société, et même très important pour 28 % d’entre elles. (En recul par rapport à 2013, - 8 points au global et -12 points parmi les interviewés percevant des bénéfices très importants).
  • seuls 35 % des dirigeants ont mis en place un système de suivi et d’évaluation de l’innovation au sein de leur entreprise (- 5 points par rapport à 2013). Cette pratique se retrouve davantage dans les structures de plus de 100 salariés (55 %) et dans les services aux entreprises (48 %). Lorsqu’il existe, ce dispositif est jugé satisfaisant par 89 % des interviewés (+8 points).

4. L’innovation et les compétences

  • Pour 46 % des entreprises, il est nécessaire de recruter ou développer des compétences managériales spécifiques pour favoriser l’innovation (contre 43 % en 2013).
  • Des nouvelles compétences à développer sont considérées comme prioritaires dans les fonctions Commercial et marketing (73 % soit + 3 points qu’en 2013), R&D (72 % soit - 8 points qu’en 2013), qualité (70 %, soit - 7 points qu’en 2013).

5. L’intérêt des entreprises pour les opportunités liées au développement des Smart Cities

  • Le concept de « Smart City », porteur d’enjeux importants en termes d’innovation, est encore très émergent et flou pour les entreprises. 27 % déclarent en avoir déjà entendu parler, dont 3% seulement savent précisément ce qu’il recouvre. La connaissance de ce domaine est plus élevée dans le BTP (32 %) et les services aux entreprises (35 %), secteurs les plus concernés à court et moyen terme par ces nouveaux marchés.
  • En termes d’opportunité pour les entreprises, les domaines les plus concernés sont la communication (60 %), l’optimisation énergétique (59 %), les transports (55 %) et les équipements publics (54 %). On remarque la grande absence de la santé et du bien-être, pourtant levier important de qualité de vie et d’attractivité pour les villes.